Séparatisme: «Une loi opportuniste et démago», pour Ugo Bernalicis

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Delphine Batho ???? Ou serait ce plutôt Mathilde Panot !!! 

Batho...Panot...C'est juste une question d'orthographe...Arrêtez les pinaillages. 

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  • 18/01/2021 19:33
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Propagande de l'autruche revenant à s'asseoir sur les fortes attentes de la grande majorité des Français sur le thème du séparatisme islamiste et de l'application stricte de la loi de 1905, forgée à une époque où la composition de notre société n'avait strictement rien à voir avec celle d'aujourd'hui .

Dans une société démocratique, celui qui se croit plus malin que la très grande grande majorité en usant d'une rhétorique d'inversion des valeurs d'une stupidité et d'une nocivité sans nom, propre à la partie gaucho-bébête, radicale, extrémiste et rétrograde de la gauche, lui donnant l'illusion de détenir la "vérité", est un danger pour la société et la République. 

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Seriez-vous capable de dire qui des trois a le cul le plus propre  ? 

Impossible , ils sont aussi dégueulasses les uns que les autres , mais je dois avouer que tu leur fais un bon petit soldat en moto crottes ... Et fais moi plaisir s'il te plaît enlève cette photo , on n'a pas a connaitre ton identité , pas plus que tes mœurs ..

Aucun... Stricte égalité dans l'immonde.

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"Loi" scélérate annotée de la main du "grand soldat", "ni droite ni gauche"...

Enfin l’opinion publique doute de la sincérité des motivations du gouvernement. Pour la moitié des Français, ce texte vise avant tout à capter - ou conserver - une partie de l’électorat de droite. Seule une minorité (48 %) estime que le gouvernement cherche avant tout à résoudre le problème. " 

Extrait du Figaro du 08/10/2020 

 Elle est où ton immense majorité ?

Tu prends ta vessie pour une lanterne , ça te permet de rêver que tu brilles ...

Joe, tu as quel âge ? J'aime ta pureté car elle te rend paradoxalement aimable, la preuve, je te tutoie et c'est la première fois que je le fais sur ce site caustique qui astique sa propagande jusqu'à l'assourdissement ! 

Avec un bon et franc p'tit coup là où ça fait beaucoup de bien, c'est-à-dire dans le citron, Gabas devrait bientôt pouvoir nous dire qui des trois a le cul le plus propre... D'autant plus, il paraît qu'il a accroché cette image au format poster dans sa chambre. 

Gabas vous me décevez. Votre sens de la logique aurait dû vous indiquer que celui qui a la langue la plus ferme et virulente assure nécessairement la plus grande propreté de celui qui se trouve devant lui... 

Plus intéressant, pourriez-vous me dessiner dans l'espace une figure où tous nos partis politiques se lèchent simultanément ?

Sinon, concernant le mec sur la photo, vous êtes sûr de pouvoir différentier votre droite et votre gauche ? 

Loi" scélérate annotée de la main du "grand soldat"

Fort bien connu, malheureusement pour notre très grande et illustre nation. 

En revanche, pour combattre la confusion mentale, vous devriez réviser votre histoire de la première guerre mondiale. Sinon, je peux éventuellement retrouver un commentaire détaillé sur ce sujet et adressé à notre ami JLMFI qui est atteint de la même pathologie que vous, malheureusement non prise en charge par la Sécu, et encore moins au titre de l'ALD...

Vous devriez quand même visiter un camp nazi, cela pourrait remettre de l'ordre dans vos idées et vous remodifier comme il le faudrait pour votre plus grand bien. 

Pour Gabas Macron cest hitler, encore illustré par cet exemple immonde.

ca vous donnE le niveau du débat. 

L'age de te dire que tes certitudes , mêmes infâmes tu ne les emmeneras pas a la tombe , que mieux vaut au moment  du bilan , constater qu'on a marché la tête droite et que les appréciations des valets importent peu .... 

↑↑↑

"celui qui se croit plus malin que la très grande grande majorité en usant d'une rhétorique d'inversion des valeurs d'une stupidité et d'une nocivité sans nom, propre à la partie gaucho-bébête, radicale, extrémiste et rétrograde de la gauche, lui donnant l'illusion de détenir la "vérité", est un danger pour la société et la République." dites-vous.

On imagine que vous visez Hugo et ses soutiens. Peut-être aussi tous ceux qui sur médiapart ont exprimé le rejet de la démagogie des gouvernements de la cinquième finissante qui consiste à  revenir sous n'importe quel prétexte au voile, aux musulmans, aux immigrés etc.

Cela faisait même partie des thèmes du grand débat qui fit suite aux événement gilets jaunes.

Bref, ceux qui dénoncent le recours à une marotte qui a montré son efficacité électorale (bien que les extraits de Macron en 2017 soient justement à l'inverse de ce que les autruches refusent de voir) sont sans doute par vous visés... et dénoncés en tant que (j'aime la répétition) "danger pour la société et la République."

Ma question est simple: que faire d'eux?

Faut-il une loi pour les enfermer? Créer des sortes de goulags pour ceux qui oseraient dénoncer l'acharnement institutionnel envers une partie (certes minoritaire) du peuple?

Ou bien vous êtes-vous radicalisé au point de promettre l’échafaud à ces "suppôts d'islamiste gaucho-terroriste qui font rien qu'à aider les Maures à nous envahir en nous empêchant d'avoir enfin notre loi sur le séparatisme qui va nous libérer de mauvais croyants qui n'existaient même pas en 1905 (c'était bien)."

Sans déconner, que prévoyez-vous pour ces autruches?

Un ramassis d'investives sans véritables arguments...le débat est sur la bonne voie !

La "grande majorité des Français" ne vit pas la trouille au ventre comme vous. Tout le monde n'est pas lâche et veule avec des fantasmes de soumission, de bruits de bottes et de miradors, bien planqué derrière son pseudo…

C'est gentil de lui donner des photos de ses potes !

Le verbiage habituel du réactionnaire ranci qui planque son racisme mal assumé sous une logorrhée pseudo-intellectuelle qui n'impressionne que les cuistres de son espèce... On comprend parfaitement son soutien à Fillon, exactement le même genre de faux-jeton.

C'est dommage de sa part car je sens un homme de bonne volonté... 

Contrairement à vous, je suis indépendant d'esprit depuis longtemps, pour ne pas depuis toujours. Cela me permet d'être en très bonne compagnie avec ma conscience. Je ne compte pas le nombre de fois où cela a eu un prix à payer en retour. Et vous ? wink

C'est tout le bien que je vous souhaite.

Bon après-midi.

Commentaire d'un abonné voyant le racisme partout, en oubliant le sien... Vieux comme le monde et triste à vrai dire car le pire a toujours progressé avec ce type de mécanisme psychologique que vous ignorez manifestement car dans le cas contraire vous seriez quelqu'un de bien plus ouvert d'esprit et de moins accusateur...

Bon après-midi. 

 wouai , et tans pis si le repli "identitaire" sur sa "communaté" n'est que la conséquence logique de la recherche de solidarité quand l'etat prône et applique le "chacun pour soi et dieu pour tous".

 

 

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Bonjour MediaPart,

merci pour l’interview. Il est mentionné, à la fin de l’interview, des commissions d’enquête filmées et publiques. Serait-il possible d’avoir le lien pour visualiser ces enquêtes de nos hauts fonctionnaires?
Merci 

https://youtube.com/playlist?list=PLAYzzyxtWZRlc8AXNkCO5ARJoP0bom_PL

''Séparatisme'' ? Où, par qui et comment ? Par exemple, j'embarque un fragment des Alpes, et je me ''sépare'', avec sous le bras... ou plutôt sur une charrette... pour traverser la Méditerranée...

''Le séparatisme islamiste''... naguère, on disait ''le fanatisme arabo-musulman''... La langue française est si riche....

"Une Loi opportuniste et démago".

C'est bien de ne pas avoir peur du pléonasme.
Voilà qui veut dire la même chose:
"La Loi, n'est que l'expression temporaire d'un rapport de force social".
M. Bakounine

Mais pour lui, c'est TOUTES les Lois.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

la macronie flatte les bon(ne)s « patriotes » de droite, terreau de la délation  → bien    blanc(he)s, de préférence cathos : ce sont les vraies racines  de la France  on imagine TB  la police verbaliser un(e) accompagnant(e) de sortie scolaire portant la croix (au cou) ... oui, surtout ne pas toucher par ex. aux financements publics des écoles confessionnelles " libres " money-mouth ou aux bonnes soeurs travaillant money-mouth dans des cliniques touchant des fonds publics

Amusante la journaliste, Au début à Bernalicis un mot d'introduction et elle le coupe, l'historienne elle fait un long débat, est ce parce qu'elle est positive sur ce projet de révision de la loi 1905. Elle s'en rend compte ??

C'est vrai qu'au début de l'intervention de l'historienne , on avait l'impression d'entendre une porte-parole du gvt... après elle s'est montrée un peu plus nuancée . Bernalicis excellent comme toujours !

Bravo Ugo !

Ne lâche rien ! Soutien et amitiés.

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  • 19/01/2021 14:10
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C'est vrai que cet interview est assez malaisant quand on le regarde de nouveau.

Je me lance dans un délire d'interprétation (eh bien oui, ça m'amuse): Quand la journaliste au début coupe Ugo Bernalicis c'est bizarre. Plus tard, ce sont des regards vers Valentine Zuber (de connivence?) qui interpellent. des yeux au ciel quand il s'exprime. Puis sa façon de recouvrir la voix d'Ugo. Mais dans le même temps, bien que son buste soit tourné vers l'historienne, son pied libre danse vers Ugo. une espèce de contradiction interne, où j'ai l'impression que "on est bien d'accord entre nous, mais je fais comme si je m'opposais à vos idées, trop extrêmes, car vous êtes de LFI". Par exemple sur la question de la justice administrative face au juge judiciaire: la ligne de Médiapart a semblé claire jusque là et va dans le sens de ce que dit Ugo, notamment aux moments multiples de faire entrer les lois d'urgence dans la loi commune. Et pourtant, la journaliste semble se ranger au point de vue de l'historienne qui affirme qu'on peut faire confiance aux préfets...

Mon interprétation délirante: Ugo pourrait développer ses thèses (après tout il vient de faire un énorme travail sur la justice et a beaucoup à nous apprendre) dans une ambiance moins conflictuelle (alors que les trois sont en définitive d'accord sur presque tout) si et seulement si il n'était pas affilié à LFI, qui chez Médiapart semble subir pas mal d'a priori.

Je dis que tout ce pavé plus haut est délirant car je sais très bien que si mes convictions étaient à l'opposé de celles d'Ugo Bernalicis, j'aurais trouvé de quoi accuser la journaliste d'être trop permissive et pas assez combattante envers son invité.

 

Le positionnement de LR comme critique de LREM est "Cogner plus fort, plus loin, plus vite", coupe l'herbe sous le pied du clan Le Pen,

Et finalement rend ce service à Macron de paraître modéré. 

 

Extrait de Philosophie magazine… : «Récidive. "

Connaissez-vous Henri de Kerillis ? L’auteur de ces lignes se réjouit pour ceux qui répondent par l’affirmative, mais il avoue qu’il n’en faisait pas partie avant d’avoir lu le livre de Michaël Fœssel, Récidive. 1938. Ce député conservateur devient, au fil du cheminement du philosophe, la conscience isolée et seule vraiment clairvoyante d’une société française tout entière saisie par le lent et désespérant lever de rideau vers la guerre. Réactionnaire ferraillant contre l’antisémitisme et le défaitisme de ce qui devrait constituer son camp – le camp desdits « nationaux » –, Kerillis n’a jamais, aux yeux du philosophe, eu un mot condamnable en cette année 1938. Remarquable de hauteur de vue, d’exigence morale et de clairvoyance, Kerillis devient, dans le récit, un personnage central et attachant.

C’est à un drôle de voyage que nous convie ici Michaël Fœssel, professeur de philosophie à l’École polytechnique. Le lecteur pourrait d’abord le croire impressionniste, car l’auteur assume parfaitement sa subjectivité. Il alterne les analyses de sources – la presse de 1938, maniée avec talent et ingéniosité, alors que le vecteur est assez usé… – et ses propres réactions. Mais la subjectivité assumée par Michaël Fœssel jalonne une démarche remarquable par la rigueur de sa réflexion et son originalité. Par son caractère subversif aussi, lorsqu’il affirme crânement tenter « la neutralisation de l’anachronisme par son redoublement » : d’un côté, il transgresse les règles de la production historienne en assumant de lire 1938 avec ses inquiétudes de 2019 – ce qu’on appelle l’anachronisme ; de l’autre, il évite un autre anachronisme, qui consiste à projeter sur le passé ce que l’on sait du futur, en interprétant 1938 comme prémices et cause de la guerre et de l’Occupation. Il est assez convaincant, ainsi, quand il avance qu’en lisant 1938 à l’aune de 2019, il évite 1940… 

Pour ce faire, nous dit-il, deux conditions sont requises. Il faut en premier lieu découvrir 1938 au jour le jour, sans préjugé – tout en ayant lu, cela est manifeste, tout ce que l’historiographie pouvait avoir laissé à sa disposition ; il faut ensuite adopter une démarche très particulière, résumée en une phrase absolument lumineuse : « Je voulais comprendre, pas expliquer. » Comprendre, c’est ne pas se faire l’interprète d’hypothétiques lois historiques mais se projeter dans l’expérience que font les êtres et les groupes. 

Une responsabilité, une défaite inaugurale, sous-tend cette démarche. Confronté à l’antisémitisme forcené du journal Je suis partout célébrant en 1944 l’éradication des Juifs sur le mode enfantin (avec cette terrible expression « Napus les Juifs »), Michaël Fœssel est bien obligé de constater qu’à l’heure de la défaite, il y avait cet aveu au goût de victoire (au moins, il n’y a plus de Juifs, et c’est cela qui restera de la guerre) ; et de constater qu’en dernière instance, cette béance fait de lui – de nous ? – l’héritier de cette histoire. C’est ce constat qui conduit l’auteur à entamer sa quête de ces origines-là.

Car vouloir comprendre ne signifie pas que l’on n’a ni hypothèse ni axe d’enquête. Et Michaël Fœssel déploie dès l’avant-propos une hypothèse forte, celle de la récidive. Une récidive, nous rappelle-t-il, ce sont deux occurrences d’une même affection à deux périodes différentes de sa vie organique, dont l’origine est la même. Le mode d’enquête – car enquête il y a, on peut l’affirmer sans grand risque – est ainsi fixé, il ne manque plus désormais que sa mise en œuvre. Elle est fondée sur la thèse voulant qu’en 1938, la démocratie française subit une série de défaites. Sept chapitres d’une quinzaine de pages détaillent avec une grande acuité chacune d’entre elles.

Elles se succèdent à partir de la fin du Front populaire et des tractations qui l’ont suivi, analysées à l’époque comme une faiblesse congénitale de la démocratie face à l’expansionnisme allemand. La défaite des partis est ensuite consommée, avec un Édouard Daladier qui détricote le Front populaire, en voulant « remettre la France au travail » et que les journaux de droite, peu suspects de sympathie pour le président du Conseil radical, parent des habitus de l’autocrate. C’est bien sur la question sociale que la troisième défaite se profile, avec une enquête sur ce que l’on appelle la « retraite des vieux » et à laquelle, pour la énième fois, l’on sursoit, renvoyant le lien social aux calendes. L’étonnante popularité de Daladier révèle la quatrième défaite de la démocratie : son envie d’un homme fort. 

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