Des enseignants: la crise des lycées n'est pas liée aux violences

Par

A l'appel des syndicats de l'éducation nationale, les professeurs des académies de Créteil, Paris et Versailles étaient nombreux à manifester jeudi 18 février. Au-delà du débat sur la violence à l'école, ils dénoncent en vrac les suppressions de postes ou la réforme des lycées. Un mécontentement et un malaise qui gagnent de plus en plus les jeunes enseignants. Comme en témoignent ces paroles de profs.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Supprimer 16.000 postes, ça c'est violent!» Lu sur la pancarte d'une manifestante, ce message témoigne de l'exaspération qui bouillonne actuellement. Rassemblés devant le Luxembourg, les enseignants en grève des académies de Créteil, Paris et Versailles se sont dirigés, jeudi 18 février, vers la rue de Grenelle, qui abrite le ministère de l'éducation nationale. Ils étaient quelques milliers, des dizaines de délégations portant des messages de luttes ou de colère, deux jours avant les vacances scolaires de la zone C. Des collégiens et des lycéens étaient venus soutenir le mouvement. «Abrogation des décrets Chatel», «Réforme bidon » ou «Rendez-nous nos heures, nos postes, nos surveillants!». Si la violence à l'école cristallise actuellement les débats, c'est un malaise plus large qui s'est exprimé hier.