Procès du Carlton: cet obscur objet du proxénétisme

Par

Le procureur Frédéric Fèvre a choisi de transformer un « réseau mafieux de proxénétisme » en un simple « groupe d'amis qui faisaient la fête ». En défendant DSK comme le meilleur des avocats et en demandant sa relaxe, le magistrat s’est surtout employé à démonter le travail des juges d’instruction.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Lille, de notre envoyée spéciale.-  Sous la plume des juges d’instruction Stéphanie Ausbart et Mathieu Vignau, c’était un vaste réseau de proxénétisme lillois, où se mêlaient une poignée de notables, des cadres et des chefs d’entreprise, un commissaire de police, un avocat et même un ancien prétendant à l’Élysée. Dans la bouche du procureur Frédéric Fèvre, c’est devenu « une bande de copains qui se demandent toujours, pour certains, ce qu'on leur reproche » et qui sont « aussi à l'aise dans le déni que dans le confort ouaté de leurs certitudes de joyeux fêtards ».