Jean-David Levitte, la voix de la France à contre-emploi

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À la faveur du départ du porte-parole de l'Elysée, David Martinon, le sherpa du Président reprend la fonction pour les affaires internationales. C'est un rôle nouveau pour ce diplomate très éloigné du système Sarkozy, longtemps proche de Jacques Chirac et éternel rival de Dominique de Villepin.

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Jean-David Levitte n'était vraiment pas destiné à devenir la « voix » de Nicolas Sarkozy pour les affaires internationales. Ce diplomate de carrière, sinologue et orientaliste, brillant intellectuel et fin négociateur, qui a tenu récemment deux des ambassades clefs de la France (ONU et Washington), qui affectionne les chemises à col blanc, et qui, derrière ses airs guindés, cache un humour caustique, n'a rien, vraiment rien de « bling-bling ». Sans oublier son pedigree politique : il est un chiraquien pur sucre, longtemps dévoué à l'ex-président, au point d'être administrateur de son musée du Septennat en Corrèze.