EDF: une conquête internationale à chéquier ouvert (3/6)

Par
Désormais, EDF réalise la moitié de son chiffre d'affaires à l'étranger. Mais cette conquête internationale s'est faite au prix fort. Dernier exemple en date: British Energy. Le groupe nucléaire britannique a été racheté au moins 50% trop cher. Y a-t-il une fatalité à ce que le groupe français surpaye toutes ses acquisitions? Cette affaire ravive les mauvais souvenirs liés au rachat d'Edison en Italie. Le groupe a failli s'y ruiner. Un rapport d'audit a été réalisé sur cette opération italienne conclut, selon nos informations , à l'existence d'une manipulation de cours et de délit d'initiés.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Désormais EDF réalise plus de 50% de son chiffre d'affaires à l'étranger». Lors de l'assemblée générale, le président du groupe public, Pierre Gadonneix, ne cachait pas sa satisfaction. Il avait accompli la mission qu'il s'était fixée : EDF n'a plus rien à voir avec l'entreprise publique franco-française. C'est désormais un groupe international, capable de rivaliser avec les plus grands du secteur.