Tapie, le pionnier de la bling-bling attitude

Par

Les années quatre-vingt ont été les années Tapie : rachat d'entreprises, succès sportifs... alors que la France déchante, il a la réussite insolente. Ses amitiés politiques à gauche le feront entrer dans le gouvernement Beregovoy. Pas bien longtemps car ses dettes envers le fisc et surtout le match truqué VA-OM, le mèneront en prison. Dix ans après sa sortie, il ne cache pas son soutien à Sarkozy. Et les affaires reprennent...

Lire aussi l'enquête de Laurent Mauduit : «Le jugement en faveur de Tapie entâché d'irrégularités»

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

1998, Tapie vient de sortir de prison. C'est beau la vie, chante-t-il avec Bruno Beausir, alias Doc Gynéco. C'était dix ans avant que les deux ne se rallient à Sarkozy. «Dans le foot, les affaires, le rap, les ministères, c'est toujours le gangster qui contrôle l'affaire» fredonnent-ils.