Universités: combien de temps encore sans négocier ?

Par
Après trois semaines de «grève illimitée», la tension est à son comble entre la communauté universitaire et le gouvernement. Près de trente mille personnes ont manifesté à Paris. Malgré la proposition des parlementaires UMP de réécrire le décret litigieux sur le statut des enseignants-chercheurs, la liste des revendications s'allonge un peu plus chaque jour que dure le conflit. La Conférence des présidents d'université hausse le ton ce jeudi: elle demande le rétablissement des emplois supprimés, des moyens nouveaux.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Entre exécutif et communauté universitaire, la tension est à son comble après trois semaines de «grève illimitée» et en cette nouvelle journée de mobilisation nationale, jeudi 19 février. Même si la mobilisation promet d'être limitée à cause des vacances scolaires, le conflit s'étend : le Snuipp-Fsu, représentant les enseignants du premier et second degré, appelle à manifester avec les syndicats du supérieur, la coordination nationale des universités, les associations Sauvons la recherche (Slr) et Sauvons l'université (Slu).