« S’étant convaincu, dans les années 1970, de l’importance de la création qui s’accomplit en dehors du système professionnel des beaux-arts, Laurent Danchin lui a consacré sa vie et de nombreuses études», résumait Le Monde en janvier dernier. Plusieurs portent sur Jean Dubuffet et sa notion d’art "brut", d’un premier ouvrage Jean Dubuffet Peintre philosophe paru en 1988, à un autre d’initiation paru dans la collection Découvertes de Gallimard en 2006 et à Aux frontières de l’art brut, en 2014. On lui doit aussi un Artaud et l’asile: le cabinet du docteur Ferdière (1996) et des essais dans lesquels ce serait peu dire qu’il prenait ses distances par rapport aux idées reçues dans les institutions culturelles nationales, dont La Fin de l’apartheid ? Pour un art postcontemporain en 2008. Correspondant français de la revue anglo-saxonne Raw Vision, Laurent Danchin fut aussi commissaire d’expositions, le plus souvent à la Halle Saint-Pierre à Paris : L’art brut et la face cachée de l’art contemporain en 1995, Art outsider et Folk Art des musées de Chicago en 1998 et la rétrospective dédiée à Chomo en 2010. »