Roselyne Bachelot, la rupture tardive

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Sarkozy enterré et la droite en morceaux après les législatives, les langues se délient opportunément à l'UMP. Roselyne Bachelot, ministre pendant la totalité du quinquennat, raconte, dans A feu et à sang, publié le 20 juin, les coulisses d'une « campagne hystérique », droitière et « désorganisée » qui a conduit à l'échec d'un candidat « coupé du réel », qui « n’écoute que lui-même et ses conseillers ultra-conservateurs ».

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« Il a complètement tort, mais nous ne pouvons pas le dire ! » a dit tout bas Alain Juppé. Ce 14 mars, en pleine campagne présidentielle, le maire de Bordeaux assiste à la réunion des parlementaires de la majorité autour de Nicolas Sarkozy. Et « l’inclinaison droitière de ses analyses politiques » « hérisse » certains ténors de l’UMP. Comme Bruno Le Maire, qui fait part en privé de ses « inquiétudes » et de son « pessimisme ». Ou Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'écrie, au QG de campagne, qu'elle en a « marre de Patrick Buisson ». Il y a aussi ce bureau exécutif de l'UMP, le 10 mai : Roselyne Bachelot plaide en faveur du Front républicain, François Fillon lui glisse un « discret “bravo” ».