La République en marche, un parti toujours en travaux

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Constitué pour soutenir la campagne électorale d’Emmanuel Macron, le parti LREM cherche encore son modèle pour trouver un ancrage local. La perspective des municipales de 2020 représente le plus grand défi pour ce jeune parti, encore très dépendant des bénévoles.

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L’image se veut léchée, la réalisation professionnelle. Mis en ligne sur le site de La République en marche (LREM) le 19 mai, le film 72 heures dans l’Eure-et-Loir avec Christophe Castaner est la première opération de communication d’ampleur effectuée par le mouvement depuis un an. On y suit le délégué général, qui a pris ses fonctions en novembre 2017 à la suite d’un plébiscite à main levée, parcourir pendant trois jours le département (en région Centre-Val de Loire). Un dirigeant au travail, sur le terrain, à l’écoute des Français, dans la logique de l’identité que veut promouvoir son parti.

Le député des Alpes-de-Haute-Provence se met en scène auprès d’habitants de ce territoire rural, qui fustigent la complexité administrative et le manque de bon sens des politiques publiques, pour mieux mettre en évidence le besoin de réformes prôné par le pouvoir. Tel un “marcheur” originel et bienveillant, carnet de notes à la main pour ne pas perdre une miette des réflexions recueillies, Christophe Castaner se démène pour incarner la proximité et l’attention citoyenne revendiquées par son mouvement politique, né au printemps 2016, avant même qu’Emmanuel Macron ne soit officiellement candidat à la présidentielle.

Christophe Castaner pendant son discours à Lyon, en novembre 2017, lors de sa désignation comme délégué général de LREM. © ES Christophe Castaner pendant son discours à Lyon, en novembre 2017, lors de sa désignation comme délégué général de LREM. © ES

À l’heure où ces lignes sont écrites, ce documentaire très corporate à la gloire de l’ADN du mouvement – « remettre les Français au cœur de la vie politique », comme l’exprime sa charte – n’a été visionné que 8 983 fois. Un score bien faible au regard des plus de 400 000 militants revendiqués – chiffre qui correspond au nombre de personnes inscrites sur la plateforme internet – et des 3 000 comités locaux officiellement recensés par LREM.

Que devient cet ovni politique, un an après l’élection d’Emmanuel Macron et le raz-de-marée aux élections législatives qui a fait entrer 312 élus macronistes au Palais-Bourbon ? Pas grand-chose de visible. Seuls les députés font l’actualité. En termes de propositions et de présence politique, le bilan se révèle faible : « C’est le problème d’un mouvement majoritaire, tout se mélange entre le parti et le groupe parlementaire », analyse Pierre Person, député de Paris et délégué aux élections et aux territoires au sein du bureau exécutif, qui compte 30 membres.

De fait, en matière de production intellectuelle, LREM se contente de dérouler le programme présidentiel sans proposer de compléments, encore moins d’alternatives. En dehors de deux documents restituant des consultations auprès des militants – un premier sur la formation professionnelle, paru en février et un autre, sorti en mars, sur l’égalité hommes-femmes –, « la machine est en soutien de l’action politique », justifie Person. En clair, le parti est surtout une caisse de résonance des divers projets de loi et des discours de l’exécutif. Les contributions inédites se font rares, pour ne pas dire inexistantes.

Lætitia Avia, porte-parole du mouvement, elle aussi élue à Paris, reconnaît ces lacunes, avec « des tribunes qui ne viennent que de personnes extérieures au mouvement » ou de députés (sur les banlieues dans Libération ou sur la fin de vie dans Le Monde). L’ancienne avocate envisage d’organiser plus de rencontres avec des think tanks et parie sur la constitution de groupes d’experts thématiques pour nourrir la machine. Dans son sillage, Pierre Person insiste sur le besoin de travailler sur une doctrine et d’envisager d’ores et déjà l’après-Macron. Il continue cependant d’exprimer une fidélité aux valeurs développées pendant la campagne sur l’émancipation et l’égalité réelles.

Un membre du premier cercle macroniste exprime l’inquiétude perçue sur le flottement idéologique : « Il y a un vrai débat aujourd’hui sur le positionnement politique de La République en marche. On a un problème de corpus idéologique. La pierre angulaire, ça reste le centre gauche. Pour l’instant, c’est cette ligne qui tient, malgré la pression de ceux qui voudraient qu’on parte à droite toute. »

  • Organiser avant de penser à la doctrine

Même si un pôle “idées”, encore informel à ce jour, a été constitué avec une poignée de députés, le temps de l’introspection programmatique n’est pas encore venu. Car après la séquence start-up, dans la dynamique de la campagne présidentielle, suivie d’une période d’intérim à la direction, consécutive à l’entrée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, et d’un été législatif qui a absorbé l’agenda de nombre de cadres devenus députés, l’énergie est désormais centrée sur la structuration du mouvement. Si elle n’a pas vacillé, LREM s’est tout de même retrouvée en jachère jusqu’à l’automne 2017.

À cette époque, le modèle est officiellement confirmé, dans le prolongement de celui expérimenté un an plus tôt. Une direction collégiale, sous la responsabilité d’une figure du mouvement, aujourd’hui Christophe Castaner, et des référents départementaux, tous bénévoles et nommés par le QG. Ils sont le relais de LREM au contact d’une flottille de comités locaux. Une architecture à la fois verticale et concentrée au siège pour les décisions stratégiques, et relativement autonome sur le terrain pour l’animation militante.

« Sur le mode de désignation des référents, on a toujours demandé l’avis des animateurs locaux, affirme Ilana Cicurel, déléguée à la société de la connaissance (éducation, formation professionnelle, innovation…). Fallait-il faire voter les adhérents ? Nous devions être prudents. » Pour LREM, il fallait avant tout stabiliser le maillage territorial après qu’une partie des référents avaient laissé leur fonction vacante. « Il y a eu, à la sortie des élections, beaucoup de personnes, cadres, qui sont parties dans les ministères ou à l’Assemblée nationale. La séquence a été difficile », confie Caroline Abadie, députée de l’Isère et membre du bureau exécutif en charge de la garantie des libertés et de la sécurité.

Le diagnostic est partagé par Thomas Mesnier, jeune député de Charente et membre du bureau exécutif en charge de la jeunesse, qui affirme qu’« après la séquence des élections, le corps du mouvement a été vidé ». Consulter les dizaines de milliers d’inscrits – « d’engagés », rectifie Lætitia Avia – pour élire les représentants sur le terrain, c’était prendre le risque de déstabiliser un édifice qui tenait alors du château de cartes.

« Il y a un vrai problème d’expérience politique »

Le parti serait-il « un colosse aux pieds d’argile ? » s’interroge Sophie Errante, députée de Loire-Atlantique et déléguée à la modernisation de l’action publique et des institutions au sein du bureau exécutif. « Notre modèle est une expérimentation, nous devons constamment réajuster. Je considère que nous sommes aujourd’hui en phase de stabilisation et de développement », estime pour sa part Ilana Cicurel, dont l’avis est loin d’être partagé par tout le monde au sein de LREM.

Selon un député de la majorité, qui connaît bien les arcanes de l’exécutif, « le problème du président de la République, c’est l’appareil du parti » : « Il ne s’y passe quasiment rien, personne ne s’y met vraiment, regrette-t-il. Ça commence à énerver Emmanuel Macron et ça pourrait entraîner des conséquences. » Quand il parle de conséquences, cet élu évoque un éventuel remaniement avant les élections européennes, au cours duquel il imagine voir sortir Christophe Castaner, qui avait accepté de prendre la tête du parti à la seule condition de rester membre du gouvernement – il est encore, à ce jour, secrétaire d’État en charge des relations avec le Parlement.

Emmanuel Macron, Christophe Castaner et Pierre Person à l’Élysée, le 20 novembre 2017. © Reuters Emmanuel Macron, Christophe Castaner et Pierre Person à l’Élysée, le 20 novembre 2017. © Reuters

Si aucune décision n’a été prise concernant le délégué général, dont bon nombre de membres du bureau exécutif assurent qu’il s’implique de plus en plus, les responsables du mouvement perçoivent l’urgence. Pierre Person, qui occupe un rôle central dans la liaison entre le siège et les départements, préfère jouer la transparence : « Nous sommes confrontés à la difficulté de la mise en œuvre de l’horizontalité, cela coûte en énergie et en investissement. Actuellement, la machine redémarre juste. Cela fait trois mois que cela fonctionne dans les territoires, les infos transitent, les ordres sont donnés et transmis. » Plus circonspecte sur l’état actuel des forces, une responsable estime que la présidentielle n’aurait jamais pu être gagnée si le mouvement avait été dans une telle inertie.

Officiellement, sur les 134 référents territoriaux nommés à la rentrée 2017, seuls 16 ont été renouvelés depuis. Soit tout de même plus de 10 % en 8 mois. Pas une saignée, mais un turn-over préoccupant. Surtout, « il y a un vrai problème d’expérience politique, c’est très inégal selon les territoires, assure un cadre du mouvement. Tous les deux mois, le point est fait avec les parlementaires sur tous les référents. Ils regardent s’ils font toujours l’affaire. Nous avons besoin d’un contrôle du QG. »

  • Des référents sans passé militant

« On est dans ce moment où l’on doit définitivement choisir notre organisation, on n’a pas le droit à l’erreur », note Sophie Errante. La députée, ancienne socialiste proche de Manuel Valls, reste dubitative sur l’efficience du parti et de ses référents départementaux sans passé militant. Elle plaide, contre certains de ses collègues du bureau exécutif, pour une professionnalisation des relais locaux. Par exemple en adjoignant aux référents bénévoles un responsable, payé par le mouvement, qui viendrait en soutien. Une option qui n’a guère de chance de voir le jour.

Un cadre de LREM, lui aussi ex-socialiste, souhaite garder l’équilibre entre bénévolat et professionnalisation afin de prévenir le risque d’émergence d’apparatchiks à la mode ancienne politique. Même s’il reconnaît que la question de la stabilité et de la compétence des référents doit animer la réflexion. « Il ne faut pas les dégoûter en professionnalisant trop le mouvement, et en même temps, éviter qu’ils ne s’épuisent », observe-t-il.

Devant cette difficulté à organiser un maillage efficace sur l’ensemble de l’Hexagone, des référents régionaux, salariés par le siège qui dispose officiellement d’un budget de 20 millions d’euros, sont peu à peu installés. Ils sont actuellement au nombre de sept, venant, pour certains d’entre eux, de la machine de Solférino, donc rompus au militantisme politique traditionnel qui manque à LREM en période non électorale.

Leur rôle : être un soutien des relais départementaux, répondre aux questions sur le programme, l’action gouvernementale et sur l’organisation de manifestations. L’objectif de LREM est que toutes les régions administratives de la métropole soient chapeautées par ce « super référent » avant la fin de l’année. Les recrutements continuent.

LREM met donc des rustines sur une organisation qui s’est dégonflée après la campagne. La forme actuelle peut inquiéter les plus rompus à la politique. Marie Guévenoux, qui seconde Pierre Person sur le sujet des élections, a la dent dure : « Nous n’avons pas de base », tranche-t-elle. La députée, ancienne juppéiste, se dit favorable à une organisation plus traditionnelle. Des propos qui ne sont plus isolés au sein du mouvement, mais qui risquent néanmoins de créer des frictions avec les bénévoles qui, de bonne foi pour l’essentiel, s’impliquent au sein du parti présidentiel pour « faire de la politique autrement ».

Former et détecter les futurs cadres

« Je n’ai pas de fonction politique, plutôt une fonction d’animation. » C’est ainsi que se définit par exemple Johan Baufreton, référent LREM des Deux-Sèvres. À côté des deux députés du département Guillaume Chiche et Jean-Marie Fiévet, il se voit comme un animateur, chargé de faire connaître la politique du gouvernement et des parlementaires et d’aller à la rencontre des citoyens pour faire remonter au QG doléances et propositions. Pas comme un porte-parole local, encore moins comme un politicien.

Sawsen Clément-Jebbari, référente dans l’Aisne, s’aligne parfaitement sur la conception de son collègue. « Gardienne du temple », « animatrice dans le département » : cette professeur de marketing souhaite continuer d’agir sur le terrain en étant ce lien avec le siège et en questionnant les habitants pour nourrir la réflexion. Elle considère comme indispensable de conserver la souplesse de fonctionnement, avec des comités locaux très libres de leurs actions et un référent en support et en coordination. Pas une seule fois elle ne se qualifie de femme politique.

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Son alter ego dans le XIe arrondissement de Paris, Marianna Mendza, assume faire de la politique, mais « autrement »… C’est-à-dire comme un relais d’information sur son territoire et un pivot pour coordonner l’action des militants, qui s’appuie, une chance pour elle, sur des députés « très présents sur le terrain ». Elle loue cette autonomie laissée aux référents et aux groupes locaux. « Il n’y a rien de pire qu’un mouvement trop autocentré, juste pour les adhérents », juge-t-elle.

Pourtant, à en croire la plateforme du parti, si nombre de réunions, tractages et rencontres sont organisés en France, peu de “marcheurs” y participent. Les inscriptions indiquées sur le site restent faibles et le déséquilibre entre certains groupes demeure patent. LREM l’a bien compris, qui a tenté de mobiliser à nouveau ses militants lors de la Grande Marche pour l’Europe, en mars et avril. Le premier anniversaire de l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron est également une aubaine pour accélérer l’organisation d’événements.

Première grande mobilisation de LREM depuis les élections, il s’agissait de remotiver les militants pour parler d’Europe, de faire du porte-à-porte afin de recueillir l’avis des citoyens. De revenir aux valeurs européennes et à la manière d’agir qui ont dynamisé la campagne électorale de 2017. Résultat officiel, brandi comme un succès par les dirigeants : 230 000 portes cognées, dont 75 % se sont ouvertes, et 80 000 questionnaires remplis. Une synthèse devrait être diffusée prochainement.

« Nous considérons que c’est un très bon chiffre après le creux post-élections. J’y ai vu une vraie ferveur des militants », estime Thomas Mesnier, jeune député de Charente et membre du bureau exécutif en charge de la jeunesse, reprenant la parole officielle du mouvement. Au-delà de l’affirmation forte de l’engagement européen de LREM, la mobilisation avait surtout pour but de rassembler à nouveau les “marcheurs”, après ce que la députée Marie Guévenoux qualifie de « blues d’après campagne ».

Les référents interrogés se réjouissent tous d’avoir pu enfin réunir leurs ouailles pour sortir de l’apathie, en complément des quelques réunions ou tractages réalisés au fil de l’eau. Consciente du problème, la tête du mouvement accélère les actions initiées d’en haut, comme l’opération « J’écoute », destinée à recueillir le ressenti des Français un an après l’élection d’Emmanuel Macron, l’incitation à mettre en œuvre des « projets citoyens » ou le tour de France du ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer sur le thème de l’orientation scolaire.

Afin de renforcer la présence et l’efficacité des militants, un institut de formation labellisé LREM, piloté par un ancien élu du PS, est en passe de voir le jour, après plusieurs mois de gestation. Un dispositif spécifique, connu sous le nom de code très macronien « Action talents », est dévolu à la formation « de futurs cadres ou élus », confie Ilana Cicurel.

  • « Nous avons un président élu sans élus locaux, c’est inédit »

C’est là l’enjeu principal de ce jeune mouvement, né autour d’un homme, sans aucun ancrage territorial : créer un réseau de représentants capables de se présenter aux élections municipales, à tout le moins susceptibles d’intégrer une liste conçue avec des femmes et des hommes déjà en place. Une stratégie délicate tant certains militants rejettent le vieux monde politique et ne peuvent envisager des accords avec des politiciens locaux.

Christophe Castaner a ainsi ouvert la voie à de futures alliances avec des équipes déjà en place. Le 4 juin 2018, sur Public Sénat, il a même franchi un pas, affirmant sans fard pouvoir trouver des compromis avec des édiles LR : « À La République en marche, nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, on est meilleurs. » Derrière cette modestie très stratégique, c’est surtout – pour une fois – d’un vrai pragmatisme que fait preuve le délégué général : sans alliances, point de salut pour obtenir de grandes mairies.

« Les municipales représentent une échéance importante et très difficile. Nous ne serons pas en capacité de présenter des listes partout », affirme le député Thomas Mesnier. Quatre élus chapeautent l’implantation locale pour ces élections : les deux députés Marie Guévenoux et Pierre Person et les deux sénateurs Bariza Khiari et François Patriat, sélectionnés selon un savant dosage droite-gauche censé refléter le « en même temps » macroniste.

Pour les villes de plus de 10 000 habitants, le QG sera décisionnaire, assure Marie Guévenoux. « Nous avons un président élu sans élus locaux, c’est inédit », explique-t-elle, pointant la nécessité de dénicher les municipalités LREM compatibles. Pierre Person confirme passer la quasi-totalité de ses week-ends en région, parfois même les vendredis et lundis, à la rencontre de possibles alliés. À lui plutôt l’aile gauche, quand Marie Guévenoux reconnaît ouvrir son carnet d’adresses aux élus LR : « Pour le moment, je n’appelle pas trop, ce sont surtout eux qui prennent contact avec moi. »

« Nous ne pouvons pas faire d’erreur de casting lors des élections locales », confie un cadre de LREM, inquiet de la faiblesse du mouvement en région. Les discussions s’annoncent serrées avec les maires qui, aux dires de beaucoup, devront nécessairement abandonner leur étiquette s’ils s’allient à LREM. Une exigence que confirme Marie Guévenoux, concernant les élus de son ancien parti.

Pour ne pas froisser les militants dits « de la société civile », la situation des petites villes sera analysée au niveau départemental, en lien avec les référents. Et « en expliquant le processus », précise Thomas Mesnier dans un souci préventif d’apaisement et de pédagogie. Aux relais locaux de faire remonter des noms, “marcheurs” ou non, pour commencer à identifier les possibles candidats. Du reste, « il ne faut pas s’épuiser à aller vers toutes les mairies », indique Caroline Abadie, qui perçoit l’ampleur du défi pour son parti.

À Matignon, on observe également de très près la recomposition en vue des municipales de 2020, pour lesquelles plusieurs maires LR « Macron-compatibles » pourraient s’avérer décisifs. Plusieurs élus, réputés proches du premier ministre comme le maire de Reims, Arnaud Robinet, ou celui d’Angers, Christophe Béchu, ont déjà été approchés. Le constat dressé rue de Varenne n’invite pas à l’optimiste pour le parti présidentiel : « On ne peut pas attendre la même structuration chez LREM qu’ailleurs. La République en marche n’a pas encore de mairie, il faudra longtemps avant qu’elle s’implante localement. »

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Les personnes citées ont été interviewées entre avril et juin 2018. Certaines d'entre elles ont requis l'anonymat, ce que nous avons accepté.

A la suite de la publication de l'article, le service de presse de LREM tient à préciser que la vidéo consacrée à Christophe Castaner a comptabilisé 160 000 vues sur Facebook.