A Dijon, des habitants en colère face à l’inaction des forces de l’ordre

Par Nejma Brahim

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«C’était impressionnant, on aurait dit une guérilla », lâche Mourad* en prenant une gorgée de café. Mardi soir, soit quatre jours après les faits, il n’en revient toujours pas. À 39 ans, celui qui pensait avoir à peu près tout vu en étant issu d’un quartier populaire avoue n’avoir jamais vu ça. « Je ne suis pas originaire des Grésilles mais j’y vis depuis cinq ans. On s’est installés là, mon épouse et moi, pour les loyers modérés proposés dans le neuf. »