Déportés en Nouvelle-Calédonie: l’improbable rencontre des communards et des insurgés algériens

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Exilés à l’autre bout de la terre, après avoir défié le gouvernement français, vaincus de la Commune et vaincus de la révolte de la Grande Kabylie vont fraterniser en Nouvelle-Calédonie, archipel au centre d'un projet colonial singulier.

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Après soixante-dix jours, durant lesquels ont été proclamées l’autogestion, la séparation de l’Église et de l’État et la fin du « militarisme », la Commune de Paris est écrasée dans des rivières de sang. Du 21 au 28 mai 1871, près de 15 000 Parisiens sont massacrés par le gouvernement de Versailles. « Tout quartier pris par Versailles était changé en abattoir », note la militante anarchiste et féministe Louise Michel pour décrire la semaine sanglante qui marque la fin de l’insurrection.