Discriminations sexistes à l’entrée de prisons : des retraits de soutiens-gorge imposés à des avocates

Cela fait une décennie que des avocates signalent des retraits de soutiens-gorge imposés par des surveillants quand elles se rendent en prison. Depuis la diffusion d’une note par l’administration pénitentiaire en juillet 2021 interdisant cette pratique, au moins quatre avocates ont rapporté avoir été ainsi « humiliées ».

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À l’entrée du centre pénitentiaire de Varenne-le-Grand (Saône-et-Loire), le 16 août, un surveillant a imposé à l’avocate Naïri Zadourian de retirer son soutien-gorge et de le placer dans un casier, si elle voulait accéder à son rendez-vous avec un de ses clients. Un moment « humiliant » pour l’avocate : « C’est tombé pile le jour où j’avais une chemise blanche. J’ai dû traverser le centre pénitentiaire les bras devant la poitrine en essayant de rester digne à chaque fois que je croisais quelqu’un. J’étais tellement perturbée que j’ai oublié mon ordinateur au portique. Au moment du parloir avec mon client, j’ai fait de mon mieux pour retenir mes larmes qui coulaient toutes seules. »

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