L'enseignement de l'arabe est en passe de disparaître du paysage scolaire

Par

Coincé entre les débats sur l'immigration, un passé colonial qui ne passe pas et la gestion parfois boutiquière de l'éducation nationale, l'enseignement de l'arabe est moribond alors que la France a longtemps été pionnière dans cette discipline. Enquête sur un paradoxe.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Luc Chatel, prédécesseur de Vincent Peillon rue de Grenelle, avait été alerté il y a deux ans de la situation plus que préoccupante de l’enseignement de l’arabe à l’école. En 2011, signe d’une discipline à l’agonie, aucun poste n’avait été ouvert au Capes. Le ministre s’était alors engagé à relancer les recrutements. Chose promise, chose due, en 2012, « un » poste a donc été proposé au concours. Deux admissibles sélectionnés pour aboutir à ce faramineux résultat de… zéro admis !