Evacuation de la faculté de Tolbiac

Par

Les locaux du site universitaire de Tolbiac, à Paris, ont été évacués vendredi à l'aube après plusieurs semaines d'occupation.

Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

Les locaux du site universitaire de Tolbiac, à Paris, ont été évacués vendredi à l'aube après plusieurs semaines d'occupation par des étudiants opposés entre autres à la réforme des conditions d'accès aux études supérieures, ont annoncé la préfecture de police et le ministre de l'Intérieur.

PARIS (Reuters) - Les locaux du site universitaire de Tolbiac, à Paris, ont été évacués vendredi à l'aube après plusieurs semaines d'occupation par des étudiants opposés entre autres à la réforme des conditions d'accès aux études supérieures, ont annoncé la préfecture de police et le ministre de l'Intérieur.

Entre 100 et 200 policiers ont participé aux opérations dans le 13e arrondissement, qui ont commencé aux alentours de 5h00 du matin (03h00), a-t-on précisé de même source.

"Conformément à ce que j'avais annoncé devant l'Assemblée nationale ce mercredi et à la demande du président de l'Université Paris I, les forces de l'ordre ont mis fin à l'occupation du site de Tolbiac sous l'autorité du préfet de police", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur Twitter.

"Partout, l'Etat de droit sera rétabli", a-t-il ajouté.

Les agents engagés vérifiaient en début de matinée que toutes les salles étaient bien vides, a-t-on dit de source policière.

"Cette opération s'est déroulée sans incident", a déclaré le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, à BFM TV. Selon la chaîne et selon franceinfo, une personne a été interpellée et aucun blessé n'est à déplorer.

"Désormais, le site Tolbiac sera repris par l’Université qui le fermera pour des raisons de sécurité et de remise en état, suite aux dégradations des occupants", peut-on lire dans un communiqué de la préfecture.

Le président de l'université Panthéon Sorbonne, Georges Haddad, réclamait depuis une dizaine de jours l'intervention de la préfecture pour que cesse l'occupation des lieux, fréquentés en temps normal par environ 6.000 personnes par jour.

Mardi, il avait déploré le "capharnaüm" qui régnait selon lui sur le site, où les cours sont suspendus, et évalué à près d'un million d'euros les dégâts causés par les opposants à la réforme gouvernementale.

Depuis le début de la contestation, qui a pris racine notamment à Montpellier, d'autres facultés ont été occupées entièrement ou partiellement, comme à Nanterre (Hauts-de-Seine), Toulouse, Bordeaux et même à Sciences Po, à Paris.

 

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale