Croissance française: sous une solidité apparente, les faiblesses demeurent

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L’Insee se félicite de la reprise de la croissance « solide » en France en 2017. Mais si, à 1,6 %, elle pourrait être la plus solide depuis 2011, les fondamentaux de l’économie française demeurent faibles et fragiles. Et la politique envisagée par le pouvoir ne semble pas de nature à inverser la tendance. 

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« Croissance solide », c’est ainsi qu’est titrée la nouvelle note de conjoncture de l’Insee, parue ce 20 juin. Les conjoncturistes de l’institut se montraient particulièrement enthousiastes au sujet de « l’accélération » de la reprise de l’économie hexagonale. Pour 2017, l’Insee prévoit ainsi une croissance de 1,6 % sur l’année, soit bien plus que les 1,1 % de 2016 et les 1 % de 2014 et 2015. Après 0,4 % au premier trimestre, le PIB devrait progresser de 0,5 % lors des deux trimestres suivants, puis à nouveau de 0,4 % en fin d’année. Si ce scénario se confirme, ce sera effectivement du jamais vu pour l’économie française depuis 2011.