Des hommes et des femmes devant une gendarmerie, les mains en l’air, face aux boucliers et casques du cordon de forces de l’ordre qui les empêchent de s’approcher du bâtiment. Les premiers qui préviennent les seconds : « On n’est pas armé ! » ; les interrogent : « Vous n’avez pas honte ? » C’est alors que les manifestants se font gazer et sont contraints de se disperser. La tension était à son comble mercredi soir à Persan (où se trouve la gendarmerie), et à Beaumont-sur-Oise au lendemain de la mort d’Adama Traoré, originaire de Beaumont, peu après son interpellation par des gendarmes.