L’austérité achève la politique de l’«en-même-temps»

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La démission du chef d’état-major n’est que la première conséquence d’un choix économique : celui de l’abandon de l’équilibre initial du programme d’Emmanuel Macron. Ce programme avait pu apparaître comme une forme de dépassement des impasses du néolibéralisme. Mais la pratique signe le retour de l’austérité, annonçant des déceptions et des secousses politiques. 

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La crise qui s’est ouverte depuis une semaine entre l’armée et le président de la République est la première crise de l’austérité décidée par l’exécutif. Car c’est bien une coupe budgétaire qui a provoqué la démission du chef d’état-major des armées, une première sous la Ve République. Une coupe qui vise principalement à « rentrer dans les clous » du pacte de stabilité et de croissance européen. D’autres sans doute suivront, en conséquence de ce choix de la priorité donnée aux « 3 % » qui a profondément déséquilibré les choix économiques initialement proposés par le candidat Macron.