Ces collectivités locales piégées par les emprunts toxiques

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

A Unieux, petite commune de 8600 habitants dans la Loire, on respire un peu depuis l'intervention de la banque nationale suisse. Il y a deux semaines, craignant pour ses exportations, la banque helvétique a fixé un plancher pour sa monnaie (1,20 franc pour un euro), devenue avec la crise une véritable valeur refuge. En quoi les agissements de la banque suisse concernent la petite commune française d'Unieux ? Sa dette est truffée d'emprunts structurés, des « emprunts toxiques », dont le taux d'intérêt varie en fonction du taux de change euro/franc suisse. Et quand le franc suisse flambe, sa dette aussi. Alors Christophe Faverjon, le maire PCF, suit en temps réel les soubresauts des marchés. «J'ai installé des icônes sur mon ordinateur mais on est impuissant par rapport au mécanisme des marchés.»