"Peut-être" une part d'orgueil au gouvernement, dit Philippe

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Dix jours après les propos tenus par Gérard Collomb sur un certain "manque d'humilité" du gouvernement, le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué jeudi une possible "part d'orgueil" inhérente selon lui à toute personne exerçant des responsabilités, estimant que c'était une "réaction humaine".
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PARIS (Reuters) - Dix jours après les propos tenus par Gérard Collomb sur un certain "manque d'humilité" du gouvernement, le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué jeudi une possible "part d'orgueil" inhérente selon lui à toute personne exerçant des responsabilités, estimant que c'était une "réaction humaine".

Le ministre de l'Intérieur avait, le 6 septembre, invité le couple exécutif et le gouvernement à s'"interroger" face à la succession des sondages défavorables et à remédier notamment à un certain "manque d'humilité".

"Chacun peut avoir sa lecture des faits, moi je suis tout à ma tâche et je sais que le président de la République est tout entier à sa tâche et notre objectif est de faire en sorte de tenir ce sur quoi il s'est engagé", a dit le chef du gouvernement sur France Inter.

A la question de savoir s'il réfutait les termes d'hubris ou d'orgueil, il a répondu : "qu'il y ait une part d'orgueil dans l'esprit de ceux qui exercent des responsabilités, quelles que soient ces responsabilités, peut-être, on ne vit pas dans un monde de machines, on vit dans un monde d'êtres humains".

"Quand vous êtes confrontés à des décisions qui sont redoutablement complexes, il peut arriver que vous exprimiez ici ou là une réaction, qui, pardon, mais est une réaction humaine", a-t-il souligné.

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