Peut-on rendre la justice dans un aéroport ou un hôpital ?

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Comment rendre une décision sereine, si près de bâtiments occupés par des policiers chargés d'expulser les étrangers ?

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Pour la première fois, cette semaine, des étrangers en situation irrégulière ont été jugés au pied du Centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot où ils étaient enfermés, dans l’attente de leur expulsion. Le gouvernement a ainsi achevé un projet de son prédécesseur de droite : ouvrir des salles d’audiences délocalisées pour les étrangers près de l’aéroport de Roissy. Celle du CRA du Mesnil-Amelot, en bout de piste, a ouvert cette semaine. Une autre, abritée dans la Zone d’attente de l’aéroport, la « Zapi 3 », où sont maintenus les étrangers soupçonnés par la Police aux frontières (PAF) de vouloir entrer sur le territoire de manière irrégulière, ouvrira en janvier – à moins que la garde des Sceaux, Christiane Taubira, ne s’y oppose finalement : elle vient de lancer une étude à ce sujet.