A Amiens, la relaxe est plaidée pour les Goodyear au tribunal, et exigée dans la rue

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De nos envoyés spéciaux à Amiens. - « La mairie d’Amiens a tout fait pour nous faire chier, lance Mickaël Wamen, elle a barré toutes les routes qui mènent au tribunal ! » Il est à peine 8 heures, le cas des Goodyear électrise déjà le parc Saint-Pierre à Amiens, rouge de monde. Les chasubles et les drapeaux CGT grouillent sur la vaste prairie entourée de canaux et de bosquets d’arbres. Au fond, sur la grande scène, le plus connu des huit anciens salariés de Goodyear, condamnés en première instance à 24 mois de prison dont neuf ferme pour la séquestration de deux dirigeants en 2014, harangue ses camarades. Il termine son discours par un appel à marcher tous ensemble vers la cour d’appel, dans la haute ville, où ils doivent tous les huit comparaître dans moins d’une heure. Sauf que pour rejoindre le tribunal, le cortège doit faire un long détour, sous l’œil de policiers présents en masse.