Moody's dégrade la France et la gestion de la crise de l'euro

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La France a perdu son triple A. Des réformes structurelles sont bien entendu demandées, mais l’agence souligne aussi l’énormité des risques que font peser les banques françaises et la gestion de la crise de l’euro sur les finances publiques. Un sujet curieusement passé sous silence.

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La France a perdu son triple A. Dès l’annonce mardi soir de la dégradation de la note française par Moody’s, le gouvernement français s’est empressé de minimiser la nouvelle. Reprenant les uns après les autres les mêmes éléments de langage, les membres du gouvernement ont assuré que la perte du triple A n’est que « la sanction de l’héritage du passé ». De plus, soutiennent-ils, avec une notation AA1, la France va pouvoir continuer à se financer sans problème. « Moody’s désormais donne la même note à la France que Standard & Poor’s, ce qui ne nous a pas empêchés de nous financer à des taux très bas pendant de nombreux mois », a martelé le ministre des finances Pierre Moscovici. En oubliant que les taux négatifs dont a bénéficié la France ces derniers mois étaient le signe de graves tensions au sein de la zone euro plutôt que de confiance.