La hot-line du collectif anti-islamophobie en surchauffe

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« Ils ont trouvé quelque chose ? Non ? Il va quand même falloir prendre un avocat… » Leila tape à toute vitesse sur son clavier, casque sur les oreilles. Au bout du fil, une jeune femme raconte la perquisition qu’elle a subie la veille, à son domicile, en région parisienne. Elle s’inquiète car les policiers ont défoncé la porte, qui va payer la note ? Leila (voir notre Boîte noire) la rassure et enchaîne les questions : « Vous travaillez ? Votre mari aussi ? Il porte la barbe, quelle longueur ? Et vous, vous portez un voile ? Le hijab ou autre chose ? Les policiers vous ont remis un document ? Si votre mari se rappelle de quelque chose, il faudra nous l’envoyer… C’est bon, je vous ouvre un dossier. »