Procès Tron: le passé du président de la cour entache le verdict

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Délicate, la question a été débattue discrètement entre hauts magistrats, en mars dernier, soit sept mois avant l’ouverture du procès de Georges Tron pour viols et agressions sexuelles en réunion – procès qui s’est achevé par un verdict d’acquittement dont le parquet a fait appel mardi 20 novembre. Chargé de porter l’accusation contre le maire (LR) de Draveil (Essonne) et ancien secrétaire d’État, le parquet général de la cour d’appel de Paris s’est alors interrogé sérieusement sur le choix du magistrat du siège choisi pour présider ce procès hors norme à la cour d’assises de Seine-Saint-Denis. Des doutes aussitôt répercutés à la première présidence de la cour d’appel, selon des informations obtenues par Mediapart.