Crise de la presse: de quoi les journaux meurent-ils?

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«Nicolas Sarkozy a réuni il y a deux ans les Etats généraux de la presse écrite. Il en est sorti une amélioration du système», écrivait récemment Laurent Joffrin dans Libération. Discours de motivation ou aveuglement? Les journaux perdent argent et lecteurs de plus belle. Ils se vendent à vil prix et leurs éditeurs et propriétaires se cramponnent à un modèle obsolète. Analyse.

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Fin 2008, lorsque l'Elysée lance les états généraux censés la sauver, la presse écrite est mal en point. Les ventes souffrent, la publicité baisse, les rapports s'accumulent, qui tous constatent le marasme dans lequel s'enfonce le secteur: celui de Michel Muller sur le pluralisme, d'Alain Lancelot sur la concentration, de Patrick Le Floch sur la distribution, de Danièle Giazzi et de Marc Tessier sur le numérique ou du sénateur Louis de Brossia qui annonce sa mort prochaine.