L'État-barbouze, une vieille habitude de la Ve République

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L'abus d'espionnage est la tare originelle de ce régime. Les services se sentent chez eux, que l'Élysée ferme les yeux (de Gaulle), ou aiguillonne (Sarkozy). Les protestations démocratiques, pourtant riches et percutantes, n'y peuvent rien. Et la presse se voit mise en accusation. Démonstration à partir de l'affaire Ben Barka...

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Et si les barbouzeries de M. Sarkozy relevaient d'un symptôme : le retour du refoulé propre à l'inconscient politique de la Ve République, née d'un coup tordu (le 13 mai 1958), puis rythmée par les vilenies policières ? Et si Bernard Squarcini, ce surveillant général du régime, s'inscrivait dans une lignée de fonctionnaires outranciers (les “papons”), que sécrètent des institutions avariées ? Et s'il fallait cesser de croire aux dysfonctionnements du renseignement, pour se pencher sur son mésusage répété ?