La dissolution du Bastion social était déjà engagée depuis deux mois

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Au dîner du Crif, Emmanuel Macron a annoncé la dissolution prochaine du Bastion social, groupuscule d’extrême droite. Une annonce d’opportunité. Depuis plus de deux mois, la décision était dans les tuyaux du ministère de l’intérieur et le motif de la dissolution de ce mouvement né des décombres du GUD (Groupe Union défense) n’était pas son antisémitisme, mais son incitation à la constitution d’un groupe armé… lors de l’acte III des « gilets jaunes ».

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Ils emprunteraient les routes nationales, plus discrètes et sans péages. Le rendez-vous est fixé à 2 heures du matin. Pour les uns, sur une aire de covoiturage en périphérie de Strasbourg. Les autres se sont donné rendez-vous du côté de Mulhouse, où Mireille et sa voiture doivent les conduire jusqu’à la capitale. Mireille est la seule femme de l’expédition. Les autres militantes féminines se sont vu interdire le déplacement, « en raison des risques de violence ».