Et si on rêvait à nouveau de changer la vie?

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Même si elle a gagné les élections, la gauche est encore loin de faire rêver. Elle n'a pas même de programme. A-t-elle seulement tiré les enseignements des outrances libérales dans lesquelles elle s'est laissée aller jusqu'en 2002? Pour elle, il n'y aura pas de reconquête possible sans un regard lucide sur son passé récent. Parti pris.

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C'est le trait saillant de ces élections régionales: ce n'est pas la gauche qui fait rêver; c'est d'abord Nicolas Sarkozy qui inquiète, quand il ne fait pas peur. Ce ne sont pas les socialistes qui se sont mis en mouvement, qui ont tiré les enseignements de leurs errements passés et qui ont reconstruit un projet de société qui rassemble; c'est le camp d'en face qui entre en convulsions, sous les effets des foucades du chef de l'Etat, de ses inconstances ou de ses incohérences.