La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il faut l’espérer, la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, neuf mois après son départ de l’Élysée, sonne peut-être le glas d’une certaine idée de la politique. Celle des autocrates pressés, des spécialistes du conflit d’intérêts, et autres partisans de l’affaiblissement des contre-pouvoirs. Après tout, là où un procureur sarkozyste, Philippe Courroye, avait tout fait pour étouffer une affaire de financement illicite de l’UMP et de son champion, oubliant au passage les devoirs de sa charge, c’est un juge d’instruction indépendant, Jean-Michel Gentil, qui a fini par mettre tout simplement en pratique, aux dépens de l’ancien président, ce que l’on apprend à l’École nationale de la magistrature, et dans les deux petits livres rouges, le Code pénal et le Code de procédure pénale.