UIMM : l'ancien patron des patrons mis en cause

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Tous les commentaires

François Ceyrac était le chef du CNPF l'ancien avatar du Medef (un chef médiatique) à l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand en 1981. Convoqué à l'Elysée peu après, François (Ceyrac, pas Mitterrand) en était ressorti blême. Interviewé, il avait déclaré "Personne n'avait encore osé me parler sur ce ton." A l'époque, le chef du CNPF était le véritable maître du pays. Et sous Sarkozy, avec en prime la mondialisation, qui est le véritable maître du pays ? Sarko lui-même ? Mittal ? Bush ? Ou bien le président chinois devant lequel on envoie le deuxième personnage de la République, Christian Poncelet, président du Sénat faire la danse des sept voiles pour rattraper les contrats carbonisés par la flamme olympique sur les quais de la Seine ?
Si les données contenues dans cet article sont vérifiées, il serait bien (mais je rêve sans doute) que le responsable actuel du budget réclame à M Ceyrac la part d'impôt qui lui revient ( avec les intérêts de retard bien sûr) sur les sommes et avantages dont il a bénéficié depuis 30 ans au moins. Ce serait utile pour les finances publiques et juste aux yeux de ceux que le fisc poursuit de ses assiduités lorsqu'ils ont quelques difficultés à boucler leurs fins de mois. La révélation régulière de tels scandales depuis de nombreuses années, sans que cela ne conduise à aucune évolution des choses me fait désespérer de notre Pays. L'intégrité intellectuelle et l'honnêté ne sont pas inscrites aux frontons de nos mairies. Avec de telles pratiques qui sont globalement acceptée par les citoyens ( lassitude, défaitisme, absence de rigueur...) nous ne sommes plus un grand Pays mais tout juste un Pays de combines qui n'a plus de leçons à donner aux autres.
Mon pauvre ami! Je suis bien d'accord avec vous, j'ai un peu honte aussi de certains de mes compatriotes! Magouilles et compagnie, copains, coquins et coups tordus..... Voilà le lot quotidien de notre horizon politique et social. Mais aujourd'hui, on s'aperçoit que des sommes considérables sont dérobées (pour ne pas dire plus) et redistribuées "discrètement" à des nababs qui n'en ont pas vraiment besoin comparés à tous ces petits salariés dans leurs entreprises qui joignent difficilement les deux bouts. Bientôt CINQUANTE ans que M. Ceyrac est logé (et comment) gratis. Personnellement, je n'accepte pas ce type de pratiques absolument dégoutantes et que, il est vrai, un grand nombre de personnes, semble accepter comme inéluctables. Et si l'on veut que cela cesse, il faut le dénoncer systématiquement et il faut que la presse et les media diffusent et expliquent les choses. Si, comme vous, chaque citoyen se rebelle quand il découvre de telle pratique, et le fait savoir, eh bien, la démocratie avancera à nouveau. Il faut y croire et oeuvrer en ce sens. Bien à vous. SLY
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  • 21/04/2008 20:57
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"Je suis bien placé pour savoir que les actions que l'on vous reproche, consistant à donner des aides en espèces à divers partenaires dans la vie sociale, sont dans la continuité historique de l'UIMM dans sa mission de recherche du dialogue social" Vraiment savoureux.
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  • 21/04/2008 21:01
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  • 21/04/2008 22:26
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Non mais c'est pas vrai ! ! un truc pareil. Seraient -ils encore plus pourris qu'on ne le pense habituellement. Le comportement de ceyrac est proprement hallucinant!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Pauvre france .........................
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  • 21/04/2008 22:31
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Y'a des cloaques qui se perdent ... Sauvagnac et Ceyrac : démoniac cette affaire de vieillards maniac ! On est loin du monde élégiac, dionysiac, voire paradisiac, lubrifié par l'argent opac. Fric aphrodisiac, orgiac qui peut mener les insomniac à la crise cardiac, sans être hypocondriac. On a envie de casser la barac à coups de matrac à la vue de ces macac. A l'attac!
En vous lisant, j'en prends un grand coup dans l' esko...mac.
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  • 21/04/2008 22:40
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Et encore ce n'est que le dessus de l'iceberg UIMM, ce qu'il y a dessous est énorme mais le sera - t-on un jour!!!! Continuez à fouiller, cela nous intéresse, surtout lorsque Balladur nous demande de faire des efforts.
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  • 22/04/2008 09:23
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Raymondb Cela va de soi, mais encore mieux en ledisant, et on ne le clame pas assez : tout cet argent est le fruit du "travail des travailleurs". Mettez tous ces patrons entre eux en vase clos, ils ne produiront pas un centime. Pendant tout ce temps, ils prétendaient ne pas pouvoir augmenter les salaires. Là est le vrai scandale.
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  • 22/04/2008 09:42
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Personne ne peux croire que Laurence Parisot n'était pas au courant de ces pratiques, un sondage en archive dans Médiapart (l'Humanité je crois) montre que les français ne sont pas dupes. Je rejoins le commentaire de JFrouettes, hélas la république est bien mise à mal et depuis longtemps. Les citoyens se sentent d'autant plus impuissant qu'aucune alternative politique crédible leur est proposée. Le bulletin de vote passe de l'un à l'autre sans illusion et sans espoir.
Génial !!!! On en reste sans voix. Encore bravo aux 2 Fabrice... Un quatre mains qui fonctionne décidément très bien ! Quant à la citation de M. Ceyrac, elle est à encadrer: une perle !
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  • 22/04/2008 10:31
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Que de tâches, que de tâches !....La planète est totalement polluée !!! Comment faire confiance à tous ces "responsables" pourris par le pouvoir et l'argent ? Il est temps de faire un grand ménage de printemps... C'est désespérant....
Tous complices ! jean-paul yves le goff
D'une part, en effet, le fisc devrait récupérer la part de cet argent volé (oui, volé) qui lui revient. D'autre part, cet argent a bien été volé (oui, volé) aux travailleurs, de même qu'aux actionnaires, des entreprises cotisantes. Enfin, on attend avec impatience que Mediapart révèle le nom des organismes et des responsables syndicaux receleurs (oui, receleurs) de ces vols. En conclusion : la garde à vue (dont on vient d'apprendre qu'elle prospère) puis la prison pour tous les voleurs du Médef et les receleurs des syndicats.
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  • 22/04/2008 19:34
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La cabane est tombée sur le chien! Je ne voie pas d’autre solution que de tous les mettre en prison. Mais c’est comme les asiles de cons cela n’existe pas, a cause de la taille des bâtiments.
Ces patrons sont ni plus ni moins que des voyous. On va voir si dans cette affaire, la justice est aussi prompt que lorsqu'il s'agit de voleurs de mobylette (celle du fils d'un certain NS par exemple). Il faut leur faire rendre gorge de tout cet argent volé à leurs entreprises, actionnaires et surtout aux salariés (par exemple reverser au fond de retraite). Et ces "Messieurs" donneurs de leçons, il faut les voir dans les réunions avec les représentants de salariés. Ces salariés qui n'arrêtent pas de réclamer des augmentations. Ils ne connaissent rien à la bonne gestion des entreprises. Ces gueux de prolétaires vous mettraient vite fait l'entreprise en faillite.
Le journaliste Daniel Mermet a enquêté sur ce sujet, je vous recommande chaudement la diffusion de ses résultats, particulièrement édifiants. Par exemple, en 2004, la BNP s'était vue obligée de faire savoir au ministère des finances que des mouvements suspects se produisaient sur le compte de l'uimm. Le ministère n'a donné aucune suite, le ministre de l'époque était N. Sarkozy. Il nous fait découvrir toute l'histoire de ce syndicat patronal, qui a débuté il y a 107 ans, pour briser les grèves, acheter des parlementaires pour qu'ils proposent des amendements à la convenance du patronat, financer des élections, favoriser des socialistes pour mieux écarter les communistes, etc, etc... On peut écouter les émissions à cette adresse : http://www.la-bas.org Cordialement
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L'affaire de l'UIMM est de celles qui sont très difficiles à appréhender sur un plan journalistique. Depuis la révélation à l'automne dernier de retraits en espèces à hauteur de 19 millions des caisses du syndicat patronal, les informations filtrent au compte-gouttes. Une certaine loi du silence semble entourer ce dossier concernant les destinataires des fonds occultes. Syndicats ? Hommes politiques ? Tout est suggéré. Mais rien n'est vraiment démontré. Ce n'est que pas à pas que ce type d'enquête avance.

 

Dommage que, pour cet article, François Ceyrac, contacté le 21 avril en début d'après-midi par le biais de l'UIMM, n'ait pas donné suite à notre demande d'entretien. De même que Jean-Yves Le Borgne, l'avocat de DGS, que nous tentons de joindre depuis plusieurs semaines. En vain.