Le service national universel, «un retour au nationalisme banal»

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Des jeunes gens alignés en rangs serrés arborent un uniforme aux allures de police municipale, et entonnent La Marseillaise en chœur sous les drapeaux. Voilà, en résumé, la substantifique moelle du service national universel, ou SNU pour les initiés : la grande mesure pour la jeunesse voulue par Emmanuel Macron lors de la dernière campagne présidentielle. Il s’agit, selon le secrétaire d’État à la jeunesse Gabriel Attal, « d’un élément fondamental de la matrice éducation, pierre angulaire de la politique du gouvernement menée en faveur d’une société de l’engagement ».