Nouvelle reconnaissance judiciaire du racisme antichinois

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Si Chaolin Zhang n’était pas chinois, il ne serait sans doute pas mort. Le 7 août 2016, ce père de famille de 49 ans a été agressé à Aubervilliers par de jeunes délinquants qui ont estimé qu’au vu de ses origines, il devait avoir de l’argent liquide sur lui. Près d'un an plus tard, dans son ordonnance de renvoi, la juge d’instruction Chloé Catteau a décidé de renvoyer les trois agresseurs pour « vol avec violences ayant entraîné la mort ». Et, fait rarissime pour les victimes chinoises, elle a retenu la circonstance aggravante d’une agression commise en raison de « l’appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une nation ». C’est une reconnaissance très importante pour la communauté chinoise, qui s’était fortement mobilisée après le drame en réclamant que soient reconnus le racisme dont elle est victime et l’insécurité dans laquelle elle vit.