Alain: «Oui, il y a du racket, des passeurs. Mais sans nous, ça serait pire»

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Alain Cazier vient tous les jours au camp de Norrent-Fontes, dans le Pas-de-Calais. Ancien syndicaliste dans une usine sidérurgique, il s’est acheté un fourgon avec une dizaine de places pour pouvoir accompagner les migrants aux douches, leur apporter la nourriture qu’il récupère dans les supermarchés, etc. Il n'est pas dupe du système mafieux qui entoure parfois les migrants, mais « si on ne vient pas, ils se feront encore plus racketter ! Mon combat, c'est que ces personnes soient le moins possible en situation de danger ».