Maurice Bidermann, le cas exemplaire d'un exilé fiscal sous haute protection

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Condamné pour avoir détourné 787 millions de francs dans le cadre de l’affaire Elf, l’homme d’affaires se dit ruiné. Mais sa fortune continue de prospérer entre le Liban et le Luxembourg. Il ne paie pas d’impôt en France car il est résident au Maroc. Mais sa femme vit à Paris et on le voit aux réunions du Premier cercle de l'UMP. Retour sur un autre cas d'exilé fiscal, qui se félicite d’avoir des amis «haut placés».

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Certains protagonistes de l'affaire Elf semblent bénéficier d'une clémence étonnante. André Tarallo, un des principaux protagonistes du scandale du groupe pétrolier, a bénéficié dernièrement d'une remise d'impôt de 6 millions d'euros. Maurice Bidermann, lui, est encore plus privilégié. Condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour «abus de biens sociaux, recel d'abus de biens sociaux, au détriment d'Elf et présentation de faux bilan », l'ancien président du groupe textile ne paie aucun impôt en France.