Au FN, l’impossible existence des numéros deux

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Pendant 45 ans, les Le Pen ont développé une même gestion hypercentralisée du FN, ponctuée de purges, de scissions et de portes qui claquent. La démission de Florian Philippot prouve, à nouveau, l’impossibilité d’exister comme numéro deux au sein du parti lepéniste.

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« Le Front national est un parti où il n’y a pas de numéro deux », avait tranché Marine Le Pen en 2014. Le mouvement d’extrême droite vient à nouveau de le prouver en poussant à la démission son vice-président, ce jeudi. Devenu le symbole de la « dédiabolisation » souhaitée par sa cheffe depuis 2002, mais aussi son principal stratège, Florian Philippot a annoncé sa démission sur France 2, après s'être vu retirer sa délégation la veille. La preuve, à nouveau, de l’impossibilité pour les Le Pen de tolérer l'émancipation de leur numéro deux. « Tous ceux qui ont pris cette route-là et mené une aventure solitaire ont disparu », a mis en garde la présidente du FN sur LCP, jeudi.