AZF, 20 ans après : « Les mois de septembre sont plus pénibles que les autres »

Par Bruno Vincens (Mediacités)

Un an après l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, de nombreuses victimes témoignaient dans le livre du journaliste Bruno Vincens. Pour Mediacités, il en a de nouveau questionné quelques-unes, qui reviennent sur la matinée du 21 septembre 2001 et ses conséquences sur leurs vies.

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Toulouse (Haute-Garonne).– En 2001, Michelle Auzer avait 54 ans. Elle était affréteuse à l’usine AZF. Elle trouvait les transporteurs pour expédier les ammonitrates. C’est cette substance qui, précisément, a détoné ce vendredi 21 septembre. À 10 h 17, alors qu’elle téléphone, Michelle est électrisée. « J’ai ressenti une décharge électrique. Mes membres se sont raidis et j’ai senti de très fortes secousses électriques. Je me suis vue mourir. J’ai cru que c’était la fin », témoigne-t-elle.