Banlieues: filmer les brutalités policières, un défi très français

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Le 14 octobre, un vidéaste a surpris des brutalités policières sur un homme menotté, à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Un semaine plus tard, mardi 21 octobre, deux membres des forces de l'ordre soupçonnés d'avoir porté ces coups ont été placés en garde à vue dans les locaux de l'Inspection générale des services (IGS). Ces deux agents en poste au commissariat de Gagny (Seine-Saint-Denis), un gardien de la paix de 26 ans et un sous-brigadier de 38 ans, ont été interrogés après avoir été identifiés sur une vidéo filmée par un témoin de la scène. Ce document avait été versé dès la fin de semaine dernière à l'enquête, confiée, le 16 octobre, à l'IGS par le parquet de Bobigny. Outre les deux policiers, placés en garde à vue à pour «violences par dépositaire de l'autorité publique avec arme», l'IGS devait entendre une dizaine de leurs collègues dans la journée.