François Hollande contaminé par le syndrome Guy Mollet

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Dans le courant de sa campagne présidentielle ou dans les mois qui ont suivi son accession à l'Élysée, on a pu, par moments, s'interroger sur la filiation dans laquelle voulait s’inscrire François Hollande. Allait-il être un réformiste de gauche, à la manière du Lionel Jospin des années 1995-1997 ? Un instant, on a pu le croire, puisqu’il a fait comprendre que son ennemi, c’était la finance. Ou alors, allait-il être un social-libéral et suivre la voie ouverte en France à la fin des années 1990 par Dominique Strauss-Kahn ou Laurent Fabius ? Peu après l’alternance, on a pu tout aussi bien le penser puisque, oubliant derechef toutes ses promesses des mois passés, il a conduit avec zèle une politique pro-patronale, déréglementant un jour le marché du travail, dynamitant le lendemain l’impôt sur les sociétés pour offrir aux chefs d’entreprise un « choc de compétitivité »