Pourquoi la «liberté de conscience» a provoqué l'indignation

En évoquant la « liberté de conscience » pour les maires qui refusent de marier des couples de même sexe, François Hollande a mécontenté les partisans de l’égalité des droits, mais aussi provoqué l’incompréhension de nombreux élus, à gauche comme à droite. Mercredi, le chef de l'Etat a retiré ses propos.

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« Il n’y a absolument aucune clause de conscience dans le projet de loi. » Mercredi, au point presse qui a suivi le conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a tenté de déminer les propos de François Hollande. « Les maires sont des représentants de l'État. Ils auront, si la loi est votée, à la faire appliquer », avait lancé mardi le chef de l'État lors du congrès des maires. Tout en précisant que « la loi s'applique pour tous dans le respect néanmoins de la liberté de conscience ». Le président de la République avait même ajouté que « les possibilités de délégations (d'un maire à ses adjoints) existent et peuvent être élargies ».