Comment l'UMP «maquille» l'hémorragie de ses adhérents

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À quatre mois de la présidentielle, l'UMP tente de remonter la barre de ses adhésions, tombées à 171.000 militants mi-2011. Un chiffre loin des 370.000 militants de 2007 et même des 338.500 de 2006. Ancien porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé dénonce «un mensonge permanent» et raconte les «astuces» du parti pour «maquiller» «l'hémorragie».

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En 2007, un compteur des adhésions trônait en haut du site de l'UMP. À l'approche de 2012, on trouve seulement un compteur du coût du projet du PS. C'est qu'entretemps, le nombre d'adhérents est passé de 370.247 (au 31 décembre 2007) à 171.000 (en juin 2011). Des chiffres que l'UMP ne peut plus justifier, à quatre mois de la présidentielle, avec l'argument du traditionnel effet post-électoral (qui veut qu’un parti perde en moyenne 20% de ses adhérents l’année suivant la présidentielle). En attendant les chiffres officiels que Jean-François Copé annoncera le 4 janvier, lors de ses vœux 2012, Mediapart se penche sur l'effondrement − bien réel celui-là − du nombre de militants au fil du quinquennat.