A Bordeaux, des étudiantes se mobilisent contre les violences sexuelles sur leur campus

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Un soir d’avril, aux alentours de 23 heures, Gabriela* a entendu du bruit à sa fenêtre. Elle n’attend personne et s’étonne de cette visite tardive. Elle choisit de ne pas répondre. La jeune femme vit au rez-de-chaussée de l’un des bâtiments de la résidence universitaire du campus Pessac-Talence-Gradignan à Bordeaux. Ses volets sont presque fermés, présentant une ouverture d’une trentaine de centimètres tout au plus. La jeune femme voit une lumière provenant du téléphone portable de l’homme qui la sollicite suppose-t-elle. En s’approchant, elle se trouve face au sexe de celui-ci. Ne sachant comment réagir, elle décide, paniquée, de fermer les volets. Depuis cette soirée, Gabriela, étudiante en master 2 d’études de genre à l’université de Bordeaux, se sent en insécurité au quotidien. D’autant plus que la porte de son immeuble ne ferme pas. N’importe qui peut y pénétrer.