Nucléaire: l'EPR, ou la folle histoire d'un acharnement

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Ségolène Royal a beau affirmer que l’EPR « n'est pas condamné », le chantier du réacteur nucléaire de Flamanville n’a jamais été si proche du crash après l’alerte lancée le 7 avril par l’autorité de sûreté du nucléaire (ASN) sur des anomalies de fabrication de la cuve du futur réacteur. Des défauts de la composition de l’acier ont été détectés dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur en construction. Si bien que leur tenue mécanique n’est pas garantie dans les conditions extrêmes de charge (chaleur, pression, radioactivité…) que leur imposera le fonctionnement de l’EPR, le réacteur le plus puissant du monde, avec 1600 MegaWatts (MWe).