Prisons: un détenu dénonce la «torture blanche» des quartiers d’isolement

Par

El Hadj Omar Top avait fait parler de lui en février, au gré d'une évasion très médiatisée de la prison de Moulins (Allier). Ecroué depuis à Fleury-Mérogis (photo), dans la région parisienne, il dénonce «les tortures des quartiers d'isolement qui ne conviennent plus aux sociétés civilisées du XXIe siècle». «Afin de ne plus souffrir d'être isolé de mes frères humains, je préfère renoncer à vivre, à l'âge de 30 ans. En conséquent, je demande à Madame Rachida Dati que je sois euthanasié», écrit-il dans sa «déclaration» à la ministre de la justice et «aux humains qui la liront», publiée par Mediapart.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

El Hadj Omar Top avait beaucoup fait parler de lui pendant trois jours de février, au gré d'une évasion mouvementée de la prison de Moulins. Il est écroué depuis à Fleury-Mérogis, dans un «quartier d'isolement» dont il dénonce la «torture blanche, invisible en apparence, qui stigmatise le corps au plus profond de l'être». Actualisation du 10 juillet: la Cour européenne des droits de l'Homme vient de condamner la France pour la situation carcérale des détenus particulièrement surveillés, dans un dossier qui intéresse l'un des compagnons de «cavale» du jeune homme (dans la Boîte Noire de cet article)