L’AP-HP se mobilise contre Martin Hirsch et ses « 35 heures autrement »

Par

8000 manifestants ont dénoncé jeudi le projet de réorganisation du temps de travail dans les hôpitaux de Paris, voulu par le directeur général Martin Hirsch. Les syndicats revendiquent 50 % de grévistes et sont en position de force pour faire reculer la direction. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Avenue Victoria à Paris, c’était la foule des grands jours de mobilisation. À partir de 11 heures, jeudi 21 mai, des cortèges venus de tous les hôpitaux de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris ont convergé au siège, avenue Victoria, et débordé sur la place de l’hôtel de ville. 8 000 personnes ont, de leurs cris, fait trembler les murs de l’institution et les vitres du bureau directeur général Martin Hirsch. Une petite mer de drapeaux multicolores, ceux mélangés de tous les syndicats réunis, s’agitait frénétiquement. Les manifestants étaient visiblement heureux de leur démonstration de force. Les syndicats revendiquent 50 % de grévistes, la direction 34 % seulement mais reconnaît « un mouvement important ». En sortant du bureau de Martin Hirsch, Rose-May Rousseau, la secrétaire générale de l’USAP-CGT, le premier syndicat de l’AP-HP, a assuré à la foule que ce dernier « n’était plus aussi sûr de lui ». Et elle a appelé à un nouveau « mouvement dur » le 28 mai.