Air Bel, où le logement rend malade

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À Marseille, chacun a sa propre hiérarchie des quartiers populaires. « Ici, ce n’est pas Bassens, mais on n’en est pas loin », lance Mohamed Bensaada, militant du collectif « Quartiers Nord, quartiers forts ». À quelques arrêts de tramway du centre-ville, dans le 11e arrondissement, Air Bel, un quartier HLM de 6 000 habitants construit au début des années 1970, est en tout cas loin d’être la pire des cités marseillaises.