Comment la burqa s’est invitée à Versailles

Le député commu- niste André Gerin (photo) a gagné son pari. En lançant la polémique sur le port de la burqa, il a convaincu Nicolas Sarkozy de se positionner dans l'urgence. Devant le Congrès, le chef de l'État a déclaré que ce voile intégral, lié à la pratique d'un islam rigoriste, «ne sera pas le bienvenu sur le territoire de la République» et a donné son assentiment à un débat au Parlement. Alors que la question dépasse le clivage droite-gauche, le maire de Vénissieux avait, dans un livre paru en 2006, donné le la en dénonçant «l'intrusion de l'islam dans l'espace public».

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Absente de l'espace médiatique pendant plusieurs mois, la burqa est revenue en force ces derniers jours au point de s'imposer comme incontournable dans l'intervention de Nicolas Sarkozy devant le Congrès réuni ce lundi 22 juin à Versailles. Juste après avoir détaillé les conséquences de la «catastrophe» que représente la crise économique et sociale sur la vie des Français, le chef de l'État a jugé prioritaire de s'exprimer sur cette question soulevée par une poignée de députés de droite et de gauche la semaine dernière. Déclarant que la burqa «ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République», il a donné son assentiment à un débat au Parlement.

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