Contre l'égoprésident Sarkozy, le second Serment du Jeu de paume

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Le lundi 22 juin 2009 restera comme un jour sombre dans l'histoire de la République française. La prise de parole du président de la République devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles est sans précédent démocratique. Si l'on excepte Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III dont le coup d'Etat contre la République guérira longtemps les authentiques républicains du présidentialisme, le seul précédent connu, celui des toutes premières années de la IIIe République, avec Adolphe Thiers en premier président, renvoie à une époque de guerre sociale, encore ensanglantée par le massacre des Communards parisiens – par les Versaillais, justement.