Ségolène Royal veut rester sur le côté des polémiques socialistes

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Les critiques pleuvent chez les cadres du Parti socialiste pour dénoncer l'autoritarisme de la première secrétaire. Et Martine Aubry n'a probablement rien arrangé en rappelant à l'ordre Manuel Valls. Sa rivale d'hier, Ségolène Royal, affiche ses distances avec les polémiques socialistes. Dans l'ombre médiatique, elle se «réapproprie» Edgar Morin et sa «politique de civilisation». Elle privilégie la réflexion avec Désirs d'avenir plutôt qu'à l'intérieur du PS, dont elle est devenue la représentante à l'Internationale socialiste. Enfin, elle prépare les régionales de 2010 où un succès la relancerait pour la présidentielle de 2012, et une défaite la priverait de toute assise électorale.

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L'échange épistolaire entre Martine Aubry et Manuel Valls a ouvert la compétition des égos au PS. Mais la présidente de la région Poitou-Charentes affiche ses distances avec ces polémiques. Même si les plus virulents à l'égard du PS qui se sont exprimés depuis lors sont des anciens proches (son ancien directeur de campagne Julien Dray sur son blog et son ancien «conseiller» Bernard Henry-Lévy au JDD).