François Hollande, la vie en rose et le boomerang européen

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Du haut de sa forteresse élyséenne, François Hollande scrute l'horizon et peut afficher un large sourire. Quel bel été ! Et quelle rentrée prometteuse ! Pensez donc ! Il y a un an, le chef de l'État se débattait dans une grave crise gouvernementale. Talonné par un premier ministre, Manuel Valls, qu'il n'avait nommé que contraint, il limogeait en cette fin août 2014 Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, perdait Aurélie Filippetti après avoir vu deux ministres écologistes – Cécile Duflot et Pascal Canfin – sauter du train en disant pis que pendre de son conducteur. Il ne s'agissait alors même plus d'un pouvoir monocolore, réduit à une courte majorité socialiste, puisque cette majorité elle-même se fracturait sous les coups des opposants et frondeurs socialistes... Et pour certains observateurs, la question était alors : le président allait-il pouvoir finir son quinquennat ?